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Page~1
Alixe FU à Blois ~Marc
DEMOULIN,
Le 28 mai 2004
Page~2
« Plante-Homme, Animal-Homme
» d’Alixe FU ~
Jacques Carrio, 10/05/2004
Page~3
«Naissance, Folie et Sagesse des formes » Georges BLOESS, septembre
2008
Page~4
Alixe FU ~ Jean-Marc
TILCKE,
NOTE Book 2004/ Texte de l’invitation
Page~5
L’esprit d’une préface ~
Marc DEMOULIN,
Le 25 mai 1998
Page~6
Une
peinture très authentique qui donne à voir
~ Marie-Paule VITOUX,
novembre 1993
Regard
sur le dessin
d’Alixe FU ; le charme de l’imaginaire et du fugitif
~ CHEN Ying-Tech
, Le 7 avril 1998
Page~7
Le Monde de Alixe FU ~Louie
Chang
, août
1987
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Alixe FU à Blois
Le Château
de Blois, haut lieu de la Renaissance, accueille l’exposition des
oeuvres d’Alixe Fu. Exposer dans ce lieu chargé d’histoire constitue
pour Alixe Fu un geste majeur. Ces travaux présentés ici sont parmi les
plus importants. Il y attache personnellement une valeur particulière
comme témoins essentiels de sa création.
Tout
commence dans son atelier, endroit mythique où l’alchimie de la création
se consume.
Le
visiteur a la sensation de rentrer au cœur du mystère. Dans cet entrepôt
de toiles et de sculptures, des dizaines de tableaux sont empilés, la
plupart retournés, les uns sont juste ébauchés, d'autres sont plus
aboutis. Ces oeuvres sont là, multiples, en attente comme dans une sorte
de pépinière. Elles naissent, évoluent et enfin matures peuvent quitter
l’atelier.
Cet
endroit est convivial. On y échange des appréciations et des silences,
des émotions et de l’amitié. C'est surtout un lieu d’isolement et de
solitude. Celle-ci est nécessaire à la création. L’artiste a besoin de
suffisamment de vide et de tranquillité pour que l'étincelle fugitive et
fragile de la création puisse se manifester, qu'il la recueille et
allume le feu.
Le peintre
s’immerge de longues heures dans cet univers où l’œuvre naît et se
développe. Souvent, il ne fait rien. Apparemment, il ne se passe pas
grand chose, mais une communication mystérieuse s’établit entre ses
tableaux et lui. Alors les impressions lui viennent et ses visions se
modifient. Ne rien faire n’est pas forcément perdre son temps. Il ne
dort pas: il veille et dans le silence et la solitude, il ressent, il
éprouve et finalement il crée. Un trop plein d’âme surgit et se déverse
sur la toile exprimée par la peinture en forme et en couleur. A cette
première éruption créatrice, succède de nouveau le vide. Puis le besoin
se fait sentir, nécessité impérieuse, d’une nouvelle inspiration
créatrice. Et ainsi, touche après touche, le tableau s’achève.
Entre la
naissance d’une oeuvre et son aboutissement, la durée est indéterminée.
La plupart des tableaux sont là depuis des mois, parfois des années. De
temps à autre, ils sont retouchés au gré des fluctuations de
l’inspiration. Certains n’aboutiront jamais, égarés sur des chemins de
traverse. D’autres avancent à leur rythme et à un moment, l’artiste a
cette conscience de l’achèvement: il sait que tout est dit.
Pour
1’amateur, l’œuvre est là. Il l’aime ou ne l’aime pas selon qu’à travers
elle, il entre en résonance avec son moi profond, son inconscient et
celui de 1’artiste. Les bouleversements, les éruptions successives qui
ont contribué à sa construction ne sont plus visibles. Tout s’est
fusionné, solidifié dans un état définitif.
On voit
bien que tous les tableaux, qui grandissent ensemble, sont d’une même
facture. Ils subissent en même temps une même énergie créatrice et dans
leur diversité, une même imprégnation. Ils constituent dans l’œuvre de
l’artiste une période. Il en est plusieurs chez Alixe Fu, entrecoupées
de périodes de doute, de vide et de toiles blanches.
Quand le
flux de la création se tarit, naît 1’angoisse: « Et si c’était fini? Si
je n’étais plus qu’un peintre mort condamné à répéter le passé? » Mais
non! Une nouvelle inspiration survient avec d’autres thèmes et d’autres
styles. De nouveau, “la pépinière” se remplit de tableaux qui vont mûrir
à leur rythme et recommencer un cycle.
Les thèmes
d’inspiration des peintres sont souvent classables: paysages, marines,
portraits, natures morte … Alixe Fu échappe à ces classifications. Sa
muse le renvoie à 1’intime, à l’âme du vivant. D’où ces visages
multiples, omniprésents, traités avec un mélange de symbolisme et
d’abstraction en quête de vérités. Les visages et les expressions
corporelles sont les plus fidèles reflets de 1’âme et sont partout dans
son oeuvre. Il peint ce qu’il ne sait dire et ne peut expliciter.
Alixe Fu,
homme de son temps, subit les influences de la modernité. Sa culture est
mixte: asiatique et occidentale. Son mode d’expression est né de la
fusion des différents courants qui ont parcouru la peinture, notamment
avec les révolutions du vingtième siècle: 1’impressionnisme, le
surréalisme, l’abstraction et particulièrement l’expressionnisme.
La
sculpture est souvent chez les peintres une tentation. Sortir de
l’univers bidimensionnel qu’est la peinture pour atteindre la troisième
dimension est un complément d’expression artistique. Alixe Fu a élaboré
dans son imaginaire des formes et des volumes de la même veine que son
oeuvre picturale. Les premières sculptures furent réalisées en bronze.
Puis il les fit mouler en résine et les peignit, cherchant à atteindre
une plénitude de peinture, non plus sur une surface plane mais dans
toutes les dimensions.
Ses
inquiétudes existentielles, quant aux sens de la vie, nourrissent son
inspiration. De toute cette déstabilisation, de ce déséquilibre
dynamique naît sa création. Son oeuvre en est remplie d’âme, tantôt
douloureuse, tantôt heureuse mais souvent inquiète.
Marc
Demoulin
Saint-Prix, le 28 mai 2004
•ALIXE
FU ~ PLANTE-HOMME、ANIMAL-HOMME III.
( Oeuvers: 1984~2004)
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